E Méindeg huet d'Santé de RELIS-Drogerapport publizéiert. Deemno goufen och am Joer 2018 manner Doudesfäll duerch Droge gezielt.

Schätzungen no consomméiere 2.250 Persounen zu Lëtzebuerg illegal Drogen, déi mat engem héije Risiko verbonne sinn. Dat geet aus dem neie RELIS-Rapport ervir, deen d'Santé haut verëffentlecht huet. Den Zuelen no sinn dat 5,8 Drogekonsumenten op 1.000 Awunner tëscht 16 a 64 Joer. Am Joer 2000 louch deen Taux nach bei 9 Konsumenten op 1.000 Awunner.

2018 goufe 4 Doudesfäll duerch Iwwerdosisse gezielt. Dës Zuel ass an de leschte Joren ëmmer méi zréckgaangen. D'Opioiden, besonnesch Heroin, gi vu Leit, déi reegelméisseg Droge consomméieren, méi geholl. De Konsum vu Kokain oder Kokain-Mëschung klëmmt. Dës ass dann och déi Drog, déi bei de staarken Drogen am beléiftsten ass an déi op d'mannst eemol am Liewe geholl ginn.

Bei de Jonken tëscht 15 an 18 Joer hu 27% schonn op d'mannst eemol an hirem Liewe Cannabis consomméiert. Dëse Konsum huet da liicht zougeholl. 2018 louch den Taux bei 13%, am Joer 2010 waren et 11%. Kuckt ee sech d'Saisie vu Cannabis u waren dat 2018 75%. Beim Cannabis goufen 2018 216 Kilo saiséiert. Och beim Kokain gouf eng Hausse vun de saiséierte Quantitéite festgestallt.

Tëscht 2014 an 2016 ass eng Hausse bei den HIV-Neiinfektioune bei Persoune gezielt ginn, déi d'Droge per Injektioun zou sech huelen. Hei geet vun 21 Fäll am Joer 2016 riets. 2018 ass dësen Taux däitlech erofgaangen, dat mat 4 gezielte Fäll. A Bezuch op déi ganz Bevëlkerung läit d'Ausmooss vum illegalen Drogekonsum ënnert der EU-Moyenne.

Rapport RELIS 2019: baisse du nombre d’usagers de drogues parmi les nouveaux cas d’infections au VIH, tendance à la baisse des cas de surdoses mortelles et hausse de la proportion de consommateurs de cocaïne parmi les usagers à haut risque (10.02.2020)

Communiqué par: ministère de la Santé

Le rapport de synthèse 2019 sur l’état du phénomène des drogues et des toxicomanies (RELIS 2019) vise à situer l’usage de drogues d’acquisition illicite et ses corolaires au niveau national.

L’usage de drogues illicites à l’échelle nationale 

On observe au Grand-Duché de Luxembourg une tendance longitudinale à la baisse de l’usage à haut risque de drogues d’origine illicite. Sur base des données les plus récentes, on estime que le nombre de personnes qui présentent ce type d’usage au Luxembourg se situe autour de 2.250, ce qui équivaut à un taux de prévalence de 5,8 usagers par 1.000 habitants âgés entre 15 et 64 ans. En 2000, ce même taux équivalait à 9 usagers sur 1.000 habitants et figurait alors parmi les plus hauts au sein de l’Union européenne. Selon des données de recherche partielles non encore publiées portant sur l’année 2018, cette tendance à la baisse semble se confirmer.

En ce qui concerne la population générale, les résultats de la dernière enquête nationale représentative (EHIS, 2014) indiquent que l’ampleur de l’usage de drogues illicites au sein de la population générale du Luxembourg se situe en dessous de la moyenne de l’UE et est généralement moins élevée que dans les pays voisins du Luxembourg, surtout en ce qui concerne l’usage récent (au cours de la dernière année). Concernant l’usage-vie (l'usage de drogues au moins une fois au cours de la vie), après le cannabis (23,3%), la cocaïne est la drogue la plus consommée (2,5%) par la population générale âgée entre 15 et 64 ans.

Selon les dernières données disponibles, 27% des adolescents âgés de 15 à 18 ans ont consommé du cannabis au moins une fois au cours de leur vie. L’usage actuel (au cours du dernier mois) a légèrement augmenté - 13% en 2018 et 11% en 2010 (HBSC, 2018).

Il résulte par ailleurs d’une récente enquête en ligne sur l’usage de drogues à des fins récréatives, réalisée en 2018 au Luxembourg auprès de 1.223 répondants, que le cannabis est la drogue la plus consommée. Parmi les répondants rapportant être usagers de drogues, 81% font état d’usage actuel de cannabis, suivi de la cocaïne (13,9%) et de l’MDMA (10%) (EWSD Luxembourg, 2018).

Évolution progressive vers des modes d’administration à moindre risque

Les opioïdes (l'héroïne en particulier) restent les drogues les plus répandues dans la population d’usagers de drogues à haut risque. Cependant, la consommation de premier choix d'opioïdes a tendance à diminuer, tandis que la consommation de cocaïne et de mixtures/cocktails contenant de la cocaïne accusent une hausse. La polytoxicomanie demeure fréquente au sein de cette même population.

Parmi les usagers des salles de consommation supervisée de drogues, on constate que l’usage par inhalation gagne du terrain sur l’usage par injection. Suite à un travail actif d’incitation à la réduction des risques, 51% des usagers des salles de consommation supervisée de drogues consomment entretemps par voie d’inhalation, ce qui constitue un mode de consommation à moindre risque, contribuant notamment à une réduction du risque de surdoses et de la transmission de diverses maladies infectieuses.

Demande de traitement et d’offres de réduction des risques en hausse

Le nombre d’usagers de drogues en traitement suit une tendance à la hausse, tout comme le nombre de contacts avec les structures d’aide et de réduction des risques nationales ayant atteint plus de 167.000 épisodes de contacts en 2018 (150.937 en 2016). On note par ailleurs une augmentation continue du nombre de seringues stériles distribuées dans le cadre du programme national d'échange de seringues entre 2013 et 2018 (2013: 190.257; 2018: 492.704 seringues stériles distribuées).

L'âge moyen des usagers de drogues en traitement augmente depuis les 20 dernières années (38 ans en 2018 et 28 ans en 1997). Les demandeurs de traitement sont majoritairement des hommes (76%). Le nombre d’usagers d'opioïdes entrant en traitement a diminué de manière discontinue depuis les 10 dernières années (52% en 2018 et 82% en 2008) alors que le nombre de personnes en traitement pour usage de cannabis et pour usage de cocaïne a connu une tendance discontinue à la hausse au cours de la même période. Depuis 2011, une stabilisation du nombre de demandeurs de traitement de substitution pour des opioïdes a été enregistrée.

Morbidité et mortalité associées à l’usage de drogues

Entre 2014 et 2016, on observait à l’échelle nationale une hausse des nouvelles infections VIH parmi les injecteurs de drogues (21 cas en 2016), attribuable en partie à la disponibilité et l’usage par injection accrus de cocaïne. Les données des deux dernières années témoignent d’une baisse marquée du nombre d’injecteurs de drogues parmi les cas de nouvelles infections au VIH (4 cas observés en 2018).

Même si les infections par le VHC (hépatite C) parmi les injecteurs de drogues semble récemment accuser une légère baisse, les taux de prévalence (61,3%) restent élevés parmi ces mêmes usagers.

Depuis le déploiement des plans d’action nationaux en matière de drogues et de toxicomanies, une tendance globale à la baisse des décès par surdosage s’observe au niveau national. Si en 2000, 26 victimes d’une surdose fatale ont dû être déplorées, un nombre de 4 victimes a été constaté en 2018.

Offres de drogues illicites: augmentation de la quantité de cannabis et de cocaïne saisies

Globalement, les saisies de cannabis ont représenté 75% du nombre total de saisies au Luxembourg en 2018. Le nombre et la quantité de cannabis saisi sont à la hausse (un pic de 216 kg a été atteint en 2018). Les saisies de cocaïne sont également à la hausse. Bien que le nombre de saisies ait été légèrement inférieur à celui de 2017, une quantité record de près de 347 kg de cocaïne a été saisie en 2018. À noter que la pureté de la cocaïne sur le marché a tendance à augmenter, tandis que son prix a tendance à diminuer. Pour ce qui est du cannabis, sa concentration moyenne en THC est passée de quelque 11% en 2010 à 16% en 2018.

Le rapport de synthèse RELIS 2019 peut être téléchargé via le Portail Santé: www.sante.lu.