A senger Ried bei der UNO huet de Premierminister ënnert anerem déi zum Deel "extraordinär" Kooperatioun op internationalem Niveau gelueft.

E Freideg war déi 75. Sëtzung vun der Assemblée générale vun der Vereenten Natiounen (UNO). Hei huet och de Premierminister Xavier Bettel eng virtuell Ried gehalen. Doranner huet hie virun allem d’Auswierkunge vum Coronavirus op verschiddenen Ebenen betount. D’Joer 2020 wier e Joer, un dat mir eis nach laang géifen erënneren. Ënnert anerem wier et wéinst dem Virus net méiglech, datt d’Assemblée sech zu New York op der Plaz trëfft, an dat, obschonn New York weltwäit bekannt wier als eng vun den oppenste Stied.

De Coronavirus hätt eng Kris ausgeléist, déi all Land op der Welt getraff hätt, esou de Premierminister wieder. Si wier begleet gi vu ville Restriktiounen, déi och bis elo selbstverständlech Rechter wéi de fräien Handel an oppe Grenzen a Fro gestallt hätten.

Trotzdeem hätt de Premier op internationalem Niveau deelweis eng „extraordinär“ Kooperatioun erkannt. Ënnert anerem hätte verschidde Länner a Populatiounen sech immens solidaresch gewisen. Dat hätt een zum Beispill bei der Versuergung mat medezineschem Material gesinn.

De Bettel huet sech awer och besuergt iwwer aner Tendenze gewisen, ënnert anerem iwwer d’Opkomme vum Autoritarismus a verschidde Länner. Hei géife Persounen aus der Oppositioun oder Mënscherechtler ënnerdréckt ginn.

Um Schluss vu senger Ried huet de Bettel nach eng Kéier betount, wéi wichteg d’Eenegung an d’Kooperatioun tëscht den eenzelen Länner wier. D’Welt wier verbonnen, dat géif och dës Kris nees weisen.

Hei fannt dir de Communiqué vum Staatsministère:

Xavier Bettel à la 75e Assemblée générale des Nations Unies
En date du 25 septembre 2020, le Premier ministre, ministre d’État, Xavier Bettel a participé au segment à haut niveau de la 75e séance de l’Assemblée générale des Nations Unies. 
Dû à la pandémie de COVID-19, la déclaration du Premier ministre s’est faite de façon virtuelle à travers un message préenregistré. « Nous nous souviendrons de cette année 2020. Nous ne pouvons pas nous réunir comme d’accoutumée dans cette salle qui est une fois par an le centre de la planète. New York qui est la ville la plus ouverte qui soit, et celle de toutes les rencontres, ne peut nous accueillir. Elle a été pendant de longues semaines un des épicentres de la crise sanitaire mondiale, et je veux ici la saluer particulièrement », a noté le Premier ministre lors de son introduction. 

Dans son discours fort marqué par l’actualité liée à la pandémie du COVID-19, le Premier ministre a mis l’accent sur l’impact que celle-ci a eu sur tout un chacun: « Nous sommes confrontés à une situation d’urgence planétaire. La crise a frappé de façon quasi concomitante toutes les régions du monde. Elle a été accompagnée de limitations des libertés publiques, d’un retour des frontières, d’une remise en question des acquis de la liberté des échanges commerciaux et de l’intégration économique ainsi que d’une mise à l’épreuve sans précédent des systèmes de soins publics et privés sans parler des questions éthiques auxquelles nombre d’entre nous n’avaient plus été confrontés depuis des lustres ».

En même temps, le Premier ministre a pu constater au niveau international une coopération parfois extraordinaire entre acteurs étatiques et institutionnels : « Nous avons aussi vu de très nombreux exemples concrets de solidarité entre les pays et les peuples. Je pense ici aux évacuations médicales. La rupture des chaînes d’approvisionnement et les obstacles à la circulation notamment de matériel de protection ont également posé un défi important. À cet égard je voudrais remercier les États qui nous ont aidé à acquérir des matériels de protection au plus fort de la crise. »

Cependant, le Premier ministre s’est montré soucieux des tendances de repli sur soi et des montées d’autoritarisme : « La crise du Covid a exacerbé les tentations de réduire les libertés publiques au-delà de ce qui était nécessaire. Dans de nombreuses régions et de nombreux États, l’espace civique se réduit comme peau de chagrin. La répression des opposants ou des défenseurs des droits de l’homme devient monnaie courante », a noté le Premier ministre avant d’ajouter : « nous sommes inquiets face à la montée de l’autoritarisme dans, hélas, toutes les régions du monde. Ceci se conjugue souvent avec la montée des discours populistes simplistes, voire anti-scientifiques ou irrationnels. L’autoritarisme nourrit les conflits en même temps qu’il en vit. » 

Pour conclure, le Premier ministre a mis en garde contre toute tendance de remise en cause du multilatéralisme qui participe à cette montée des périls : « Pour notre part, le Luxembourg adhère à un ordre international basé sur la règle de droit et la souveraineté des États ; il n’y a pas de contradiction entre les deux. L’Organisation des Nations Unies est l’enceinte faîtière du système international et comme telle la garante du multilatéralisme. Dans notre monde globalisé et interdépendant, l’action isolée, non concertée, constitue un risque pour tous, y compris pour ceux qui ne se sentent pas liés par la règle commune. La crise du coronavirus est là pour nous le rappeler de la façon la plus claire et évidente qui soit. »

Lors de la semaine de haut niveau de l’AGNU75, le Premier ministre a également participé à la réunion de l’Assemblée générale pour commémorer le 75ème anniversaire de l’Organisation des Nations Unies, qui s’est tenu de façon virtuelle le 21 septembre 2020. « Les circonstances particulières qui entourent le 75e anniversaire des Nations Unies nous rappellent à quel point notre monde est profondément un à défaut d’être toujours uni. Tous ces défis sont liés. Nous ne parviendrons à les relever qu’en joignant nos forces, nos ressources et nos volontés. Même s’il peut paraître lent par moments et si nous devons continuer de le rendre plus efficace, il n’y a pas d’alternative au multilatéralisme. Nous ne sommes pas maîtres de l’avenir, mais nous serons à la hauteur des enjeux si nous agissons ensemble, en coopérant de bonne foi au sein des Nations Unies. » a noté le Premier ministre dans son discours

Le 28 septembre 2020, le Premier ministre assistera au « Leaders Event on Nature and People » qui introduira le « Leaders’ Pledge for Nature » avec comme but d’engendrer un engagement politique plus ambitieux dans le domaine de l’environnement et du climat, ainsi qu’au Sommet sur la biodiversité le 30 septembre 2020. Ce sommet a comme objectif de créer une nouvelle dynamique pour renforcer et accélérer l'action en faveur de la biodiversité. Lors de ce sommet, le Premier ministre soulignera ce que la pandémie nous a brutalement rappelé, ce qui était toujours vrai mais ce que certains avaient perdu de vue: que nous dépendons de la nature et de ses aléas. Le discours du Premier ministre mettra l’accent sur trois domaines d’action prioritaires : premièrement renforcer l’interface entre science et politique, deuxièmement renforcer l’action multilatérale et troisièmement faire évoluer les systèmes financiers et économiques.