Viru 77 Joer gouf op dësem Dag d’Konzentratiouns-Lager Auschwitz-Birkenau befreit.

De 27. Januar ass domat den Internationale Gedenkdag fir d’Affer vum Holocaust. De Kulturministère huet en Donneschdeg an deem Kader e Communiqué verëffentlecht. D’Spannungen bei de rezenten Demoe géint d’Corona-Reegelen hätte bewisen dass vill Leit net genuch iwwer den Holocaust Bescheed wëssen, esou de Ministère.

D’Chamber huet an engem Tweet ënnerstrach dass un d’Affer geduecht gëtt. Méi wéi 1.300 Judde vu Lëtzebuerg sinn an der Shoah ëmkomm. Ënner dem Hashtag #We Remember gëtt un dës Period vun der Geschicht an der Chamber erënnert.

Communiqué vum Kulturministère

La mémoire de conflits récents – un patrimoine mondial? (27.01.2022)

Communiqué par : ministère de la Culture / Commission nationale pour la coopération avec l'Unesco

Les tensions en marge des manifestations récentes contre les restrictions sanitaires en Europe témoignent souvent d’une grande méconnaissance de l’Holocauste par plusieurs de leurs participants. La commémoration le 27 janvier de la journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste rappelant la libération du camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau le 27 janvier 1945 par les troupes soviétiques revêt ainsi une toute nouvelle actualité. En effet, elle quitte le contexte de la commémoration de l’Holocauste pour prouver l’importance de rester toujours à l’affût d’arguments qui font un indicible amalgame entre l’horreur des camps et l’élimination de millions d’êtres humains et les restrictions qui nous sont imposées dans l’intérêt de tous.

En 1979, le site du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau a été inscrit au registre du patrimoine mondial pour sa triste valeur exceptionnelle universelle. Depuis, 18 biens et sites associés aux mémoires de conflits récents et à d’autres mémoires négatives et controversées ont bénéficié de cette même reconnaissance parce qu’ils sont «directement ou matériellement associés à des événements (…) ayant une signification universelle exceptionnelle» (critère IV de la Convention de 1972). Ces sites rendent hommage aux victimes et sont des lieux de mémoire, mais aussi des «sites de conscience» qui invitent les visiteurs à s’interroger sur les atrocités humaines commises à toutes les époques. Leur objectif est de connecter le passé au présent, la mémoire à l’action. La valeur universelle attribue à ces sites une dimension associative, au-delà des frontières nationales et au-delà des différences idéologiques.

Le Comité du patrimoine mondial vient d’instituer un groupe de travail, dans lequel le ministère de la Culture du Luxembourg est représenté, qui doit mener une réflexion approfondie sur l’ensemble de ces sites. Les changements de valeurs et d’interprétations du passé exigent une vérification permanente d’adéquation aux déclarations à valeurs universelles exceptionnelles. Depuis quelque temps, nous assistons à un profond changement de valeurs que nous croyions – à tort – inébranlables: démocratie, coexistence pacifique, respect d’autres cultures. La journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste doit nous rappeler à quels extrêmes la négation de toutes ces valeurs a mené et peut toujours mener.